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The Goats : 5 jours de gravel au Portugal

The Goats : cinq jours de gravel au cœur des montagnes portugaises

Des pistes poussiéreuses aux sommets de la Serra da Estrela, récit d'une aventure bikepacking à travers le Portugal.

Restez dehors
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Préparez-vous à vivre une aventure inoubliable au cœur des montagnes portugaises.

The Goats

C'est avec cette promesse que les organisateurs de The Goats présentent leur épreuve. Un itinéraire qui traverse quatre massifs montagneux, jusqu'au point culminant du Portugal continental, à 1 993 mètres d'altitude. Sur le papier, tout est réuni pour vivre une aventure exigeante. Mais si nous avons pris le départ de The Goats, ce n'était pas seulement pour relever un défi. C'était avant tout une excuse pour aller rouler au Portugal.

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Pour Brice, c'était une première. Depuis longtemps, j'avais envie de lui faire découvrir ce pays que j'appelle chez moi. Lui montrer qu'au-delà des plages et des grandes villes, il existe un Portugal plus sauvage, fait de montagnes, de villages de granit, de pistes poussiéreuses et de routes qui semblent ne jamais finir. J'avais envie qu'il découvre cette façon toute portugaise d'être accueilli avec simplicité, de s'arrêter quelques minutes pour discuter avec un inconnu, de traverser des villages où le temps paraît ralentir et de se laisser surprendre par des paysages qui changent sans cesse. The Goats nous offrait finalement le plus beau des prétextes.

The Goats : 5 jours de gravel au Portugal

Pendant cinq jours, nous allions simplement nous laisser porter. Pédaler, rire, souffrir parfois, admirer souvent, rencontrer d'autres passionnés et profiter de chaque kilomètre. Parce qu'au fond, c'est peut-être ça qui nous fait aimer le vélo. Il nous emmène toujours un peu plus loin que l'endroit où nous pensions aller.

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Jour 1 — Le départ

Penhas da Saúde à Figueira Castelo Rodrigo (168 km 3553 D+)

La veille du départ, on prépare les sacoches.
Les gestes sont encore calmes, mais l’excitation commence déjà à monter. On roule un peu autour pour prendre la température, découvrir le paysage, et se mettre doucement dans l’ambiance. Dès le petit déjeuner, on rencontre d’autres participants. Des échanges simples, spontanés, comme si tout le monde savait déjà qu’on allait partager quelque chose de fort dans les jours à venir.

Le jour J arrive. Avant 8h, tout le monde se retrouve dans le petit village de Penhas da Saúde, perché à 1 400 mètres d’altitude.
L’air est encore frais, les visages concentrés mais souriants. Ça parle, ça rit, ça observe les montagnes autour.

Le départ est donné.

Les premiers kilomètres déroulent une ambiance particulière : les sourires sont là, les conversations s’installent entre inconnus, et déjà cette sensation d’être dans quelque chose de plus grand qu’une simple course. Très vite, la montagne rappelle qu’elle ne se laisse pas apprivoiser facilement. Les descentes sont raides, techniques, pleines d’adrénaline. On quitte rapidement les hauteurs pour plonger dans des vallées d’une beauté presque irréelle.

La chaleur commence à monter. Le terrain devient exigeant. Et la progression, plus lente que ce qu’on imaginait au départ. Mais rien de tout ça ne gâche l’expérience. Au contraire.

On sourit, on avance, on s’adapte. Et au fil des kilomètres, une évidence s’impose doucement : cette semaine ne sera pas juste une course. Elle est déjà en train de devenir un voyage.

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Jour 2 — La longueur du jour

Figueira Castelo Rodrigo à Orca (198 km 2991 D+)

Le soleil se lève tôt. Les kilomètres défilent, réguliers, presque hypnotiques. On avance dans un Portugal plus ouvert, plus sauvage, où les reliefs semblent ne jamais finir. Premier checkpoint : Almeida. Une ville fortifiée, magnifique, presque suspendue dans le temps. On s’y arrête pour le petit-déjeuner, avec un vrai plaisir simple : manger, souffler, et observer le lieu.

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Très vite, une seule idée revient : trouver de quoi boire quelque chose de frais. Les pauses deviennent des repères essentiels. Sur la route, on croise d’autres participants. Quelques mots, des sourires, et cette sensation partagée d’être exactement au bon endroit. Dans le parc naturel de Malcata, la nature devient plus brute, plus fraîche. Un court répit avant de repartir.

On traverse Monsanto, village accroché à la roche, suspendu dans le temps. On s’y arrête quelques instants, comme pour reprendre son souffle.

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La journée s’achève dans un petit village nommé Orca. Un repas simple, mais probablement l’un des meilleurs du voyage. Après près de 200 kilomètres, tout paraît plus intense. Même les choses les plus simples. Une journée longue. Mais pleinement vécue.

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Jour 3 — Sous la chaleur

Orca à Arganil (123 km 3277 D+)

Dès le matin, la journée annonce une intensité différente. Le genre de journée où l’on sait déjà que tout sera plus dur. Premier moment fort : le sommet de la Serra da Gardunha. CP2. De là-haut, une vue imprenable se dévoile : la Torre de la Serra da Estrela au loin. Un point que l’on devra atteindre dans deux jours. On le regarde sans trop y penser… mais il reste en tête.

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La descente offre un contraste total.
Des cerises délicieuses, cueillies presque au hasard, comme une pause inattendue dans l’effort. Puis viennent les mines de Panasqueira.Un passage marquant, presque irréel, qui donne une autre dimension à la journée.

Très vite, une certitude s’installe : ce sera la journée la plus chaude. Le compteur affiche 42°C sur le GPS. La chaleur devient un élément à part entière du parcours. Les montées s’enchaînent, longues, parfois interminables. Dans la Serra do Açor, il faut parfois pousser le vélo, porter, s’adapter. Boire. Encore boire. Et continuer.

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La fatigue s’installe, mais le rythme ne casse pas totalement. On finit par atteindre Arganil, où le repos devient une évidence. Une journée exigeante. Mais profondément marquante.

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Jour 4 — L’eau et les orages

Arganil à Tondela (127 km 3323 D+)

On repart au lever du soleil, dans une lumière calme, encore fragile.Très vite, on roule au bord du MondegoLe paysage devient plus doux, plus fluide. Comme si la journée voulait nous laisser souffler un instant.

Puis le ciel change. L’orage arrive. Et avec lui, enfin un peu de fraîcheur. Autour de Luso, l’air devient plus léger, presque libérateur. Un second orage nous rattrape aux pieds du Caramulo. CP3. On s’abrite dans un café en granit, chaleureux, presque hors du temps.
Un moment suspendu, simple, où tout ralentit.

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Ensuite, la journée devient un jeu de montagnes. On monte, on descend, encore et encore. Pour aller chercher le Caramulo, puis le Caramulinho.

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Le 13 juin, c’est la Festa de Santo António. Dans le petit village de Vilar de Besteiros, on découvre les festivités. Une ambiance inattendue, vivante, joyeuse au milieu de l’effort. On termine la journée tôt à Tondela. Ravitaillement, repos, et surtout récupération. Parce que demain, c’est le dernier jour. Et la montée vers la Torre.

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Jour 5 — Jusqu’à la Torre

Tondela à Penhas da Saúde (132 km 3367 D+)

Le dernier jour commence là où tout se joue. Depuis Vila Cova à Coelheira, la plus longue montée du parcours s’étire devant nous : 47 kilomètres d’ascension et de transition vers les hauteurs.

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Très vite, une parenthèse inattendue. La praia fluvial de Lapa dos Dinheiros. Un endroit frais, presque irréel après les jours précédents. Un court moment de calme avant de repartir. Puis la route se transforme. Le vélo disparaît parfois derrière les épaules. Le sentier devient randonnée. Le portage est long, exigeant, presque brut.

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À Sabugueiro, une pause simple mais parfaite : une sandes de queijo da Serra da EstrelaUn goût qui reste, au milieu de l’effort. Sur les hauteurs de la Serra, l’orage se rapproche. On s’arrête. On laisse passer. On regarde le vent déplacer les nuages.

Et puis vient la montée finale. Mythique. La lumière change sans cesse, les nuages traversent les crêtes, et chaque kilomètre nous rapproche un peu plus du sommet. En haut, la surprise : un peu de neige. On joue comme des gamins. L’euphorie prend le dessus. La Torre est là.

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On sait déjà que ce moment restera. Pas pour la difficulté. Mais pour tout ce qu’il y a eu autour. Cinq jours de route, de chaleur, d’orage, de rencontres… et cette sensation simple : avoir vécu quelque chose d'inoubliable ensemble.

Ce qu’il reste

Cinq jours plus tard, on se retrouve en haut de la Serra da Estrela. Fatigués, un peu sales, mais heureux. Ce que nous étions venus chercher ici n’était pas seulement une course. Ni un défi. Ni un parcours à terminer. C’était une excuse pour rouler ensemble au Portugal. Pour Brice, découvrir un pays qu’il ne connaissait pas encore. Pour moi, le lui montrer autrement. De l’intérieur.

On a roulé sous la chaleur. Sous les orages. Dans les vallées silencieuses. Sur des pistes interminables. Et parfois à pied, quand le vélo ne suffisait plus. On a partagé des boissons fraiches, des repas simples, des discussions avec d’autres participants, et des moments où plus rien ne comptait vraiment, à part avancer.

Et puis il y a eu ce sommet. La Torre. La neige, les nuages, la lumière qui changeait sans arrêt. Et cette sensation étrange d’être exactement là où il fallait être. On ne repart pas d’ici avec un classement ou une performance à raconter. On repart avec des images, des sensations, des rencontres. Et surtout, avec cette idée simple :

Le vélo n’était qu’un prétexte. Le vrai voyage, c’était tout le reste.

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Velocidade c’est la sensation de liberté donnée par la vitesse, le vent qui fait pleurer les yeux, le bruit de l’air qui souffle près des oreilles, une petite saveur d’adrénaline qui fait se sentir bien.

Ricardo Vieira

Chez Velocidade, on croit au vélo comme moyen de déplacement du futur! On a créé un ensemble de bagagerie responsable pour vélo et sacs à dos, conçu et fabriqué à la main dans notre atelier à Mirepoix, en Ariège. Pour en savoir plus sur nos engagement venez par ici.

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Nous avons voulu créer nos sacs avec une toile imperméable et résistante aux rayons UV certifié Oeko-Tex fabriquée en France.

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Des produits conçus pour durer longtemps avec une économie de matières premières et qui peuvent être réparés, un design durable.

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En tant que marque engagée nous reversons 1% de notre chiffre d’affaire pour contribuer à la préservation de l’environnement.

Ricardo Vieira

RICARDO VIEIRA-FONDATEUR/DESIGNER/COUTURIER

Ricardo réfléchit depuis longtemps à réduire son impact environnemental, que ce soit à travers sa pratique sportive du vélo, de la course à pied, ou dans sa vie de tous les jours, en ayant décidé d’être végétarien il y a plus de 20 ans. Curieux et passionné, il se lance dans la création et la fabrication de ses premiers objets lorsque son grand-père lui offre une machine à coudre pour ses 17 ans, et depuis lors, s’emploie à créer, réparer, fabriquer avec la même énergie et dans une même direction, celle de la sobriété et du localisme. Convaincu que le vélo est la solution décarbonée par excellence pour les déplacements de tous les jours, Ricardo décide de créer Velocidade, et se lance dans le design et la conception de sacs faits main, de manière totalement artisanale.